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Interview de Toby Russell (page 2)

Si nous aimons rire d'un certain cinéma déviant, nous sommes très loin de mépriser les hommes et les femmes qui s'y sont impliqués ou compromis. Il nous a ainsi paru enrichissant de faire raconter le nanar et son univers par les gens qui l'ont vécu de l'intérieur. La diversité des intervenants et de leurs réponses nous a rendu encore plus proches du cinéma que nous aimons : vous découvrirez, au fil des entretiens que ces différentes vedettes ont bien voulu nous accorder, des informations précieuses pour le cinéphile et le cinéphage, des anecdotes cocasses et, en esquisse, le portrait attachant de personnages souvent hauts en couleur.
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Toby Russell (page 2)


A propos de Robert Tai et de l'expérience de Toby Russell à ses côtés (partie de l'interview menée par Dr Kungfu alias Robert Tai Temple)

Vous avez dit vouloir absolument rencontrer Robert Tai après avoir vu "Devil Killer", qu'est-ce qui vous a le plus marqué dans le travail de Robert Tai au point de vouloir le rencontrer ?

J'étais un fan de Robert Tai suite à "Incredible Kung Fu Mission", "Secret Rivals 3" et "Thundering Mantis" (je ne savais pas qu'il avait aussi fait les films des Venoms à cette époque même, si j'avais vu la plupart des films des Venoms). Donc un jour, je suis au cinéma à Leister square, je vois une affiche "Prochainement : Devil Killer", c'est en chinois mais je peux lire beaucoup de mots chinois et je vois que Robert Tai réalise ce film, donc je sais que ce doit être quelque chose de bon. Je le vois finalement et je me prends une claque depuis le début du générique jusqu'aux combats finaux. Ils étaient différents de tous ceux que j'avais vu dans les autres films. Ils étaient remplis de mouvements et chaque image était utile au combat, avec personne à courir autour à attendre son tour, ils combattaient tous en même temps, stylés, acrobatiques, avec des armes et des mouvements puissants, c'était comme un feu d 'artifice. Après le film, j'ai dit à mon ami Wayne Archer (acteur dans beaucoup de films HK) : Je dois aller à Taiwan et rencontrer ce type, Tai, et travailler pour lui : c'est un malade !"

Vous dites que Robert Tai vous a proposé de joué dans "Mafia Vs Ninja", version 3 heures pour la télé. Vous connaissiez déjà Alexander Lo. Comment avez-vous rencontré Eugene Thomas et Sylvio Azzolini ?


Silvio Azzolini dans "Final Duel".

Quand je suis arrivé à Taiwan la première fois, je n'avais que le numéro de Chiang Sheng, il était trop occupé pour me faire la visite et me présenter, je lui ai donc demandé le numéro de Chu Ko (je le connaissais de HK et c'était un type très cool). Je l'ai appelé et suis parti à sa rencontre. Nous sommes restés ensemble pendant plusieurs jours alors qu'il tournait pour la télé. J'y ai rencontré un jeune nommé Xiao Shan, nous sommes devenus bons amis. Je lui ai demandé s'il connaissait Tai, il me dit que oui, qu'il participait à une série appelée "Big monk little hero" (très bon show), il m'a donné le téléphone d'Alexander et je l'ai appelé. Il a pensé que je plaisantais lorsque je lui ai dit que j'étais un fan qui voulait lui parler, bref nous nous sommes rencontrés et je lui ai parlé de la folie kung fu au Royaume-Uni, aux USA et dans les Caraïbes, il n'était pas du tout au courant et fut très choqué, il a ajouté qu'il me ferait rencontrer Tai.

Plus tard dans la nuit, il m'a téléphoné pour me dire que Tai et Lam Tien Hung voulaient me rencontrer, ce qui fut fait le lendemain, c'était génial, Lan avait apporté des tonnes d'affiches de "Mafia v Ninja" et me le présentait comme leur nouveau film, ils voulaient faire une version vidéo plus longue et m'ont demandé si je voulais être dedans. J'ai obtenu un rôle pour Mimmo [Note de Nanarland : Mimmo Gasbarri, qui fit une brève carrière d'assistant réalisateur sur des films comme "Sakura Killers"], c'est à ce moment que Tai m'a dit qu'il avait aussi fait tous ces films des Venoms.


Eugène Thomas, Toby Russell et John Ladalski dans "Ninja the Final Duel".

Je n'ai pas recontré Eugene Thomas et Sylvio Azzolini avant plusieurs jours à la maison de M. Lan. Silvio était originaire d'Amérique du Sud, il étudiait le kung fu à Taipei, il n'a tourné que dans "Mafia Vs Ninja" et "Ninja the Final Duel". Il est parti après le tournage à Dallas pour ouvrir une école de kung fu. Eugene quant à lui est resté à Taiwan pendant un bon moment, il faisait parti d'une équipe de basket semi pro qui appartenait à Ng See Yuen, il y a rencontré Billy Chong et Carl Scott. Il a rencontré Alexander à la salle de gym Wong Tao et c'est comme ça qu'il est arrivé dans les films de Tai, il a fait aussi beaucoup d'autres bons films à Taiwan pour d'autres réalisateurs, personne n'en a entendu parlé depuis 1990.

Robert Tai et Alexander Lo se sont rencontrés la première fois sur "Incredible Kung Fu Mission" (si je ne me trompe pas). Comment est née et comment se passait leur relation particulière maître / élève ? Est-ce qu'il y avait des différences notoires avec vos propres relations avec Tai ?


Alexander Lou et Robert Tai, maître et disciple devant et derrière la caméra.

Alexander Lo est le frère de Tong Lung, qui a joué dans des films des 70's. En fait, "Devil Killer" utilise un de ses films pour la partie la plus ancienne. Je pense que Tang Lung a envoyé Alexander vers Lam Tien Hung après qu'il ait remporté le championnant taïwanais de Tae Kwon Do en 1978. Tai a apprécié Alexander dès le début et lui a demandé s'il voulait étudier la réalisation avec lui. il fut d'accord et travailla avec lui sur des films comme "Shaolin Heroes" et "Fist Full of Talons" avant "Devil Killer" et "Shaolin vs Ninja". Tai traîte tous ses étudiants de façon stricte mais toujours avec loyauté et bienveillance.

Votre filmographie de Robert Tai parue dans "Eastern Heroes" N°6 contient des années de production totalement différentes de celles habituellement vues sur internet. Ainsi, "Shaolin Vs Ninja" aurait été réalisé en 1980 au lieu de 1983, et devient du même coup son premier film entièrement réalisé par ses soins, "Mafia Vs Ninja" aurait été ralisé en 1982 au lieu de 1984, et "Shaolin against Lama" et "Ninja Vs Shaolin Guards" seraient de 1981, soit antérieurs à "Mafia Vs Ninja". Comment expliquez-vous ces différences qui ont une incidence notoire sur le parcours de Robert Tai et son équipe ?

"Shaolin Vs Ninja" 80/1 ; "Shaolin Chasity" 81/82 ; "Ninja Guards of Shaolin" 82 ; "Shaolin against Lama" 82 ; "Mafia" 83/4

En considérant votre filmographie de Robert Tai, avez-vous vu "Shaolin Vs Ninja" avant d'être impliqué dans "Mafia Vs Ninja" ?

Oui, je l'ai vu en 1983 en Malaisie, je les ai rencontrés en 84.

"Shaolin Vs Ninja" est considéré par certains fans comme une étape importante dans la façon de filmer l'action et le travail avec les câbles au cinéma, Ching Siu Tung lui-même aurait été influencé par ce film par le biais de son frère qui a travaillé dessus. Qu'est-ce qui rend le film si spécial à votre avis et quelle est l'histoire derrière sa production et son tournage ? Pouvez-vous nous expliquez pourquoi ce film est si sous estimé aujourd'hui et pourquoi les seules copies disponibles sont en si mauvais état ?

Ce film est l'enfant chéri de Lam Tien Hung et de Robert Tai. A cette époque, les films de ninja étaient en vogue grâce aux films de Sho Kosugi. Ce qui est unique à propos de Shaolin Vs Ninja, c'est que certains des acteurs / cascadeurs utilisés étaient les meilleurs jamais vus en Asie et ce, jusqu'à aujourd'hui. Cela a même été dit par Sammo Hung et Corey Yuen Kwai qui ont utilisé certains d'entre eux dans "Ninja in the Dragon's Den" (avec la permission de Tai). Jackie voulait aussi les hommes de Tai pour la scène de la pyramide humaine de "Dragon Lord", Tai l'autoriserait seulement si Jackie lui laissait tourner la scène, Jackie refusa (Jackie, Sammo, et Tai sont bons amis depuis l'adolescence).

Les cascadeurs dont je parle sont N°18 Lee Hai Hsing, N°5 Wu Hao (malheureusement, il fut paralysé du coup pendant le tournage de "Shaolin against Lama"), il fut la doublure de Conan Lee dans "Ninja in Dragon's Den" - sur le haut de la table, et aussi de Chan Siu Lung dans "Cooks of Kung Fu", le double salto frontal sans trampoline ni rampe. Le troisième est William Yen, un élève plus jeune que les deux autres, ils ont tous été à l'école de l'opéra d'Hai Kwang (la Marine). Il y avait aussi N°7 Ah Yung (épée et bouclier, il jouait le sabreur dans "Ninja Vs Shaolin Guards"). Ce sont leurs performances acrobatiques extrêmes et leur culot ensemble couplé à l'esprit créatif de Tai qui font de "Shaolin Vs Ninja" un classique. Il y a des mouvements dans ce film qui sont si dangereux, comme lorsque N°18 descend les escaliers de nuit en faisant des flips, ou N°5 qui réalise des flips contre le mur, ou William Yen et ses sauts périlleux arrières sur des poteaux (cet excellent plan est plus court dans le film). Quand j'ai demandé à Tai pourquoi il avait réalisé des mouvements aussi dangereux pour un public qui ne les remarquerait même pas, il m'a répondu : "ces mouvements sont là pour que les gens de l'industrie du cinema voient à quel point nous sommes bons ".



Je ne pense pas que le frère de Tony Ching Siu Tung ait travaillé sur ce film mais Alan Hsu oui, et c'est un bon ami de Siu Tung, c'est lui qui a partagé beaucoup de secrets de tournage avec Ching, Ching a aussi pu voir le film en privé dans un labo à HK. Vous remarquerez que la scène où le maître Shaolin est tué par des ninjas dans "Shaolin Vs Ninja" est presque la même que celle dans "Duel to the Death".



Mais je sais de façon certaine que le frère de Chin Siu Tung, Ching Siu Lung (acteur, monteur, effets sonores) était l'un des monteurs de "Ninja the Final Duel", et qu'il a donné à Siu Tung les cassettes pour qu'il les visionne. Il a même téléphoné à Robert Tai pour lui demander comment il avait fait le plan avec le ninja qui se fait propulser à 100 mètres dans les airs, Siu Tung voulait utilisé ce plan dans "Chinese Ghost Story", mais Robert Tai lui a dit : "tu as les cassettes, travailles dessus toi-même" mais il ne pouvait pas. A vrai dire, ce qu'a fait Tai était très malin, mais c'est un secret que je ne peux vous révéler.Je ne veux rien enlever à Ching Siu Tung, c'est un grand réalisateur à sa manière, mais dans son optique il est normal de copier les autres si vous le voulez. Il se trouve que j'étais membre du même vidéo club que lui à Kowloon, il était toujours là à louer des films (des mauvais aussi, je m'en souviens), son frère aussi est un pro pour piquer le travail des autres, il a pris les effets de l'arme de Robocop sur le laser disc et les a utilisé dans "The Killer" de John Woo, Tai de son côté regarde rarement la télé, encore moins des films.



Ce film n'a jamais été bien exploité à travers le monde, puisque "Golden Sun Films" ne travaillait qu'avec des petites compagnies, donc le seul endroit où vous pouviez le voir sur grand écran était au Japon, le film a fait de bonnes recettes dans les pays du Tiers-monde.



Vers 1999, Monsieur Lan a vendu tous ses films à la "Warner Bros" donc je doute que ce film sorte un jour. Mais qui sait, un jour peut-être.

"Fists of Legends 2" est un film "2 en 1" initialement pris de "Return of the Assassin" (1973) chorégraphié par Lau Kar Wing, avec Larry Lee que vous semblez bien aimé vu la place que vous lui offrez dans "Top Fighter". Comment est né cette folle, improbable melange entre un faux Bruce Lee et un faux Jet Li ?


Todd Senofonte (le faux JCVD), Jet Le (le faux Jet Li), Larry Lee

(le faux Bruce Lee) et Robert Tai dans "Fists of Legends 2".

Mon ami George Tan est venu avec l'idée alors que Roy Mc Aree, le détenteur du film, venait de le lui céder. Je l'ai juste produit, j'ai beaucoup aimé ce projet où tout s'est déroulé en douceur, nous avons tourné les nouvelles prises en 4 jours et demi, je voulais que William Yen soit l'acteur principal, mais il m'a dit s'être retiré du cinéma, il m'a dit que Tai l'avait fait travaillé trop dur, et tout ça pour rien, il est donc parti pour ouvrir un restaurant à Shichuan en Chine. Vraiment dommage car il est bien meilleur que Jet Le. Van Damage (Todd Senofonte) était la vraie doublure de Van Damme dans beaucoup de ses films, il lui a d'ailleurs montré "Fist of Legends 2", Van Damme a été si impressionné qu'il l'a viré.

"Ninja the Final Duel" a été monté et remonté plusieurs fois pour sortir sous différents formats. Le dernier exemple est "Shaolin Dolemite" avec l'ajout actuel de Rudy Ray Moore. Qu'est-ce que Robert Tai voulait faire à l'origine avec plus de 12 heures de rushes ? Quelle est votre contribution dans ce long procédé, et enfin comment en êtes-vous venu à choisir Rudy Ray Moore ?

J'ai aussi demandé à Robert Tai qu'elle était l'idée originale du film et lui-même n'en est pas sûr. Le projet a été financé par un milliardaire malais appelé Terry Chang, il est aussi propriétaire de "Kings Video" à Taiwan (Tai lui a obtenu le deal avec la Shaw).



Je pense que Tai exploitait juste le gars et continuait de tourner tant que l'argent était là, à ma connaissance, il y a eu deux films faits (35mm) et deux versions vidéo exploitées, Singapour, la Malaisie, la Thaïlande, Taiwan et la Corée sont les seuls à avoir eu ces versions. Encore une fois, c'est George qui voulait utiliser Rudy Ray Moore pour le marché américain juste parce que c'est une grande star là-bas, Tai était heureux de le faire puisqu'il allait se faire de l'argent, la version complète n'est toujours pas sortie, je me prépare à faire un box DVD chez "Soulblade DVD" à Londres bientôt.

Comment expliquez-vous qu'un créatif aussi brillant que Robert Tai n'ait jamais bénéficié de budgets plus importants, et pourquoi êtes-vous quasiment le seul à l'avoir toujours suivi ?

Le problème avec Tai c'est son tempérament, il a une très forte personnalité, si un producteur ne pouvait pas le maîtriser, il était fini, Lo Wei l'a viré, Sun Chung l'a viré, Chang Cheh et lui se sont beaucoup battus - Il a fermé les plateaux des Venoms de nombreuses fois. Une fois, il est même retourné à Taiwan pour protester pendant le tournage de "Life Gamble", Mona Fong a du envoyer des gens le supplier de revenir car il ne pouvait pas terminer le film sans lui, Chang Cheh disait que les prises n'étaient pas bonnes tant que Tai ne s'en était pas occupé. Il est très créatif et il n'aime pas qu'on lui dise quoi faire, vous devez le laisser seul faire ses trucs, à partir du moment où vous lui dites non je veux ci ou ça, il vous crie dessus : "si tu veux ça, alors fais-le toi-même !" Beaucoup de gens savent très bien à quel point il est brillant, mais ils savent aussi combien il est difficile à contrôler, Ti Lung refusait de tourner "The Heroes" à moins que Tai en soit pour faire les combats. Il n'était pas content des frères Yuen qui étaient à l'origine les chorégraphes (à ce propos, les Yuen ont engagé plus tard les élèves de Tai, Chiu Chung Hsiang (Child of Peach) pour travailler sur beaucoup de leurs films des années 80). Quelques patrons à HK m'ont dit que la personnalité de Tai était une honte, alors qu'il aurait pu être l'un des meilleurs.



Il est un peu comme Van Gogh, les gens ont dit qu'il était une merde pendant toute sa vie, et maintenant ses peintures sont les plus chères du monde. Le public n'aime que ce qu'on lui dit d'aimer ou ce qui est en vogue, moi je n'aime que ce que j'aime, je me fiche de savoir si je suis seul ou si il y a du monde. J'ai aimé Jackie quand j'ai vu "Shaolin Wooden Men", je n'ai pas eu besoin de voir "Drunken Master" pour savoir qu'il était le meilleur.

A PROPOS DES FILMS DE KUNG FU TAIWANAIS AU DEBUT DES ANNEES 80

Au début des années 80, la scène indépendante du kung fu taiwanais semble comme un petit monde où tout le monde se connait. Y avait-il une grande famille taiwanaise ? Quelles éaient les relations entre Robert Tai, Ng Kwok Yan, William Cheung Kei, Lee Tso Nam et Joseph Kuo ? A quelle échelle avez-vous été impliqué avec eux ?

Tous ces gens se connaissent depuis la fin des années 60 ; ils sont comme une grande famille. J'ai travaillé avec beaucoup d'entre eux d'une manière ou d'une autre, jouer, produire, interviewer, faire du travail d'appoint, comme apporter des négatifs pour Lee I Min, beaucoup de choses. C'est triste qu'il n'y ait plus d'industrie du film ici. Chang Kee est le fils de Lam Tien Hung, l'autre fils de Monsieur Lam est Lan Hai Han, le jeune maître ninja dans "Mafia Vs Ninja". il a travaillé plus tard pour Tsui Hark ("Swordsman 2", "The Blade"). Je me demande bien pourquoi ????

Pensez-vous que les réalisateurs taiwanais du début des années 80 sont toujours ou ont été sous estimés à la vue de leur influence sur l'action moderne et l'action ninja ? Si oui, quelles en sont les raisons ?


Henry Sanada et Conan Lee dans "Ninja in the Dagon's Den"

Non, je pense que beaucoup de gens dans le monde savent que les ninjas taiwanais sont les meilleurs, la plupart ont été entraînés par Tai dans le parc pendant le pré-tournage de "Shaolin Vs Ninja". Demandez à Yuen Kwai pourquoi il les a utilisés dans "Ninja in the Dragon's Den".

Quelques acteurs de la Shaw Brothers ont joué dans des films taiwanais à cette période, comme Ti Lung avec les Venoms, Yasuaki Kurata, Chen Kuan Tai avec Lee Tso Nam et Jimmy Wang Yu avec... lui-même. Ti Lung nous a dit que ce n'était pas une période très heureuse pour lui. Que savez-vous de l'atmosphère sur ces tournages, en particulier "Shanghai 13", mais aussi les autres comme "Ninja in the Deadly Trap", "Life of a Ninja" et "Challenge of the Lady Ninja" avec Chen Kuan Tai et Yasuaki Kurata ?

Ti Lung m'a dit deux fois que "Heroes" était son film taiwanais préféré, il était triste à ce moment là parce que la Shaw Brothers était en déclin. "Shanghai 13" a été fait par Hwang Kwo Chu et non Tai, je comprends que le film ait eu quelques petits problèmes.

Pensez-vous que le retour des Venoms à Taïwan et le tournage de "Ninja in the Deadly Trap" sonne un peu comme le crépuscule de cette génération de combattants, tous présentés dans "Shanghai 13" ? Comment se sentaient Philip Kwok, Lu Feng et Chiang Sheng pendant ces tournages ?


Chiang Sheng et Ricky Cheng Tien Chi

dans "Attack of the Joyful Goddess"

Lu Feng et Chiang Sheng étaient heureux de revenir à Taiwan, Philip Kwok ne l'était pas, Chiang Sheng ne pouvait pas plus se fiche de ces films, ils ne représentent rien pour lui. J'étais avec lui à HK pour la première de "Attack of the Joyfull Goddess", le cinéma était plein et donc il m'a dit : "ne regardons pas le film, allons plutôt manger...".

Votre filmographie de Robert Tai date "Heaven and Hell" de 1977 au lieu de 1980 vu partout sur le net, qui a raison ?

Bien sûr, c'est 77.


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