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Interview de Mike Monty (page 4)

Si nous aimons rire d'un certain cinéma déviant, nous sommes très loin de mépriser les hommes et les femmes qui s'y sont impliqués ou compromis. Il nous a ainsi paru enrichissant de faire raconter le nanar et son univers par les gens qui l'ont vécu de l'intérieur. La diversité des intervenants et de leurs réponses nous a rendu encore plus proches du cinéma que nous aimons : vous découvrirez, au fil des entretiens que ces différentes vedettes ont bien voulu nous accorder, des informations précieuses pour le cinéphile et le cinéphage, des anecdotes cocasses et, en esquisse, le portrait attachant de personnages souvent hauts en couleur.
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Mike Monty (page 4)


Les tournages de films pour l'export semblent avoir plus ou moins cessé aux Philippines vers 1991...


Ce pervers de Mike Monty abuse de mannequins en mousse sans défense sur le tournage de « Les aventuriers de l'enfer » (1985) [photo fournie par John Dulaney, à gauche de l'image].

Ouais, les Philippines ont arrêté de faire des coproductions... Les coproducteurs faisaient les malins avec le fric, et du coup ce n'était plus intéressant. Les films n'étaient pas d'assez bonne qualité pour le marché international, qui était de toute façon saturé, du coup les Philippins ont cessé d'en tourner. Et puis le pays a aussi eu des problèmes de terrorisme, ce qui fait que la plupart des équipes étrangères ont cessé de venir.

En 1994, vous avez joué dans « La Maîtresse de Saïgon », un film érotique tourné par Joe D'Amato. Des souvenirs sur ce film ?

J'ai fait ça ??? Ah ouais, vous avez raison, je crois que je jouais un grand-père ou un truc comme ça... Désolé, je n'en ai aucun souvenir.

Vous avez continué à tourner depuis que l'industrie du cinéma philippin s'est ralentie. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Hé bien, j'ai fait plusieurs films pour les Japonais. J'ai eu la surprise d'apprendre que j'étais assez connu au Japon ! J'ai notamment tourné une série télé japonaise, copiée sur « Drôles de dames », avec trois actrices blanches. Je jouais plus ou moins le rôle de Bosley, le chauffeur-majordome. Je crois que ça avait un titre du genre « White tiger », mais je ne sais pas trop quel titre ils ont employé pour la distribution internationale. Maintenant, je bosse souvent pour les Japonais. Je suis en semi-retraite, mais grosso modo, quand ils viennent tourner aux Philippines et qu'ils ont besoin d'un acteur blanc, je suis disponible.

Vous avez également tourné dans plusieurs films que Bruno Mattei a réalisé aux Philippines entre 2000 et 2004...

Oui, j'étais plus ou moins assistant de production, j'ai donné un coup de main pour les scénars, en les traduisant notamment pour les membres de l'équipe locale. J'ai aussi joué de petits rôles. Je vais sur mes 69 ans, et je ne peux plus jouer les héros de films d'action ! (rires) Certains de ces films étaient des histoires d'aventure ou d'horreur, d'autres étaient des érotiques tournés en vitesse.

Comptez-vous finir votre vie aux Philippines ?

En fait, je suis marié et j'ai un fils de 19 ans sur le point de terminer ses études universitaires, ce qui veut dire que bientôt je n'aurai plus à m'occuper de lui. Peut-être que nous resterons aux Philippines, mais l'Italie me manque, donc on ira peut-être vivre là-bas. On n'est pas trop sûrs pour le moment.

Merci, Monsieur Monty.

Merci à vous !


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