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Interview de Max Thayer (page 8)

Si nous aimons rire d'un certain cinéma déviant, nous sommes très loin de mépriser les hommes et les femmes qui s'y sont impliqués ou compromis. Il nous a ainsi paru enrichissant de faire raconter le nanar et son univers par les gens qui l'ont vécu de l'intérieur. La diversité des intervenants et de leurs réponses nous a rendu encore plus proches du cinéma que nous aimons : vous découvrirez, au fil des entretiens que ces différentes vedettes ont bien voulu nous accorder, des informations précieuses pour le cinéphile et le cinéphage, des anecdotes cocasses et, en esquisse, le portrait attachant de personnages souvent hauts en couleur.
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Max Thayer (page 8)


Les années 80 finissent tristement : l'industrie délocalisée de l'actioner philippin a fait long feu, le marché jusqu'alors florissant de la vidéo connait une récession, Hollywood est en crise et il devient bien difficile pour Max, comme pour beaucoup d'acteurs, de décrocher des rôles. Max nous narre les aléas de sa période de galérien de l'intermittence dont le programme a consisté avant tout à vivre pour survivre...

"1988, Los Angeles, Californie. Ce dont je ne me doutais pas, en descendant de l'avion qui me ramenait du tournage de Commando Phantom aux Philippines, c'est que, non seulement je ne reverrais jamais cet archipel magnifique, mais qu'en plus, j'allais me retrouver chômeur dans mon propre pays. J'avais aterri au tout début de la grève des scénaristes qui allait paralyser la production hollywoodienne pendant presque un an. La somme du travail accompli jusque-là allait être soudain réduite à néant. Mon agent a fermé boutique et tout a lentement périclité jusqu'au point mort, dans un métier déjà difficile à la base.


"Tout a lentement périclité jusqu'au point mort."


Max Thayer nous ouvre son album photos :
une photo prise sur le tournage de Dominion

J'ai sillonné le pays en voiture, animé des ateliers d'acteurs, écrit quelques scénarii, des émissions de radio m'ont aidé à payer mes factures et, quand la grève s'est enfin arrêtée, j'ai pu prendre un nouvel agent et recommencer de zéro. Durant la décennie suivante, des apparitions dans des films comme Vision, Dominion , et, grâce à Cynthia Rothrock, Martial Law: Undercover et Sworn to Justice, ont constitué l'essentiel de mon travail.


The barber

L'ambiance des plateaux de tournage me manquait trop alors j'ai accepté des figurations dans des films comme Dragon Rouge, Pearl Harbor, The Barber, Dommage Collatéral ou Terminator 3. J'ai aussi obtenu des rôles crédités dans American Gun, le dernier film du grand James Coburn, ainsi que dans S.W.A.T.

Dans Dragon rouge et The Barber, je fais de la figuration intelligente. Dans le premier film, je joue le garde qui accueille Edward Norton et Anthony Heald à l'asile psychiatrique et, plus tard, j'apparais dans la scène où Anthony Hopkins tente d'attraper Norton depuis son harnais. Dans The Barber, les frères Coen m'ont engagé pour jouer l'un des cinq témoins de l'exécution de Billy Bob Thornton."


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