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Interview de Max Thayer (page 5)

Si nous aimons rire d'un certain cinéma déviant, nous sommes très loin de mépriser les hommes et les femmes qui s'y sont impliqués ou compromis. Il nous a ainsi paru enrichissant de faire raconter le nanar et son univers par les gens qui l'ont vécu de l'intérieur. La diversité des intervenants et de leurs réponses nous a rendu encore plus proches du cinéma que nous aimons : vous découvrirez, au fil des entretiens que ces différentes vedettes ont bien voulu nous accorder, des informations précieuses pour le cinéphile et le cinéphage, des anecdotes cocasses et, en esquisse, le portrait attachant de personnages souvent hauts en couleur.
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Max Thayer (page 5)


"Il y a beaucoup de choses que je ne referais plus aujourd'hui, mais en 1984, quand on m'a proposé de revenir aux Philippines pour Laser Force l'arme absolue, je n'ai pas hésité. J'ai été pistonné par un ami que j'avais rencontré sur le tournage de Story of the Dolls, et qui connaissait le producteur. Parfois, ça marche comme ça...

Du reste, comment aurais-je pû refuser de jouer des jumeaux, l'un bon, l'autre méchant ? C'est un rêve de comédien. J'ai donc travaillé pour la première fois avec Teddy Page (un réalisateur philippin) et son producteur, Mr Lim.

Vous m'avez demandé de vous parler des risques encourus sur le tournage, et si j'étais à l'aise sur les cascades. Je vous dirais que n'ai pas eu d'appréhension particulière tant elles étaient préparées et dirigées avec soin. La seule chose qui s'est mal terminée fut une scène d'effets spéciaux où l'on était censé avoir recours à une bombe fumigène, laquelle s'est révélée être une grenade au phosphore (bien joué, l'accessoiriste !). Lors de la déflagration, des éclats incandescents m'ont sauté au visage. Il m'en est d'ailleurs resté quelques petites cicatrices que je garde encore aujourd'hui. Après l'explosion, je me suis précipité dehors en courant, le pantalon littéralement en flammes. Hélas, plusieurs personnes ont été sérieusement brûlées, ce qui nous a contraint à interrompre le tournage pendant un jour ou deux...


"Mon plus grand regret est de n'avoir pas pu rencontrer Richard Harrison. C'est l'une de mes idoles..."

Mon plus grand regret est de n'avoir pas pu rencontrer Richard Harrison. Je l'ai manqué à un jour près. Nous tournions dans la campagne, et nous habitions au même endroit que l'équipe du film de Richard. On m'a donné sa loge mais je n'ai pas pu l'approcher davantage. J'aurais tellement aimé discuter un moment avec lui, c'est l'une de mes idoles...

Pour finir avec Laser Force, croyez-moi ou non, mais je ne l'ai jamais vu ! Si vous savez où je peux en trouver un exemplaire, soyez gentils de me le signaler."


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