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Interview de Luigi Cozzi (page 4)

Si nous aimons rire d'un certain cinéma déviant, nous sommes très loin de mépriser les hommes et les femmes qui s'y sont impliqués ou compromis. Il nous a ainsi paru enrichissant de faire raconter le nanar et son univers par les gens qui l'ont vécu de l'intérieur. La diversité des intervenants et de leurs réponses nous a rendu encore plus proches du cinéma que nous aimons : vous découvrirez, au fil des entretiens que ces différentes vedettes ont bien voulu nous accorder, des informations précieuses pour le cinéphile et le cinéphage, des anecdotes cocasses et, en esquisse, le portrait attachant de personnages souvent hauts en couleur.
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Luigi Cozzi (page 4)


Pourriez-vous nous rappeler la genèse précise du film Les Aventures d'Hercule et des Sept gladiateurs, que Bruno Mattei avait tourné pour la Cannon ? Il semble que ces deux films aient eu une histoire commune, assez particulière...


Le problème des Aventures d'Hercule est que ce film est né comme un puzzle, une mosaïque. Lou Ferrigno avait tourné pour eux Les Sept gladiateurs, réalisé par Bruno Mattei, mais le produit fini ne leur plaisait pas. Ils m'ont appelé et m'ont dit "On a Les Sept gladiateurs, mais c'est de la merde : on veut que tu nous aides à enlever quarante minutes de film. Tu tournes deux semaines avec Ferrigno, tu enlèves des scènes et tu en rajoutes des nouvelles." J'ai dû d'abord décider quoi enlever, puis écrire de nouvelles scènes qui s'intégreraient au reste. Puis la Cannon a changé d'idée et m'ont dit : "Et si au lieu de deux semaines avec Lou Ferrigno, on t'en donnait quatre ? Tu enlèves le reste des Sept gladiateurs et tu nous fais un film complet !" Donc j'ai dû réécrire, et tout le film était écrit comme un puzzle. Je n'avais pas l'habitude d'écrire comme ça. Le scénario se résume à une succession d'épisodes. Il est intéressant en ce qui concerne les effets spéciaux, mais il a ce problème : ça va de dix minutes en dix minutes. Lou Ferrigno n'était pas content, car au final ils lui ont fait tourner deux films pour le prix d'un.

Après Hercule, vous avez rencontré à nouveau Ferrigno pour Sinbad...

Non !

Si, Enzo Castellari a dit que...

Non, non...

C'est une histoire bizarre...

Ca oui !

Vous pouvez nous raconter la vraie histoire, alors ?

Ca s'est tourné des années après les Hercule. A l'époque d'Hercule, Golan et Globus, les dirigeants de la Cannon, avaient beaucoup aimé les rushes et ont parlé avec Ferrigno et nous ont fait préparé des contrats pour faire un autre film. Moi j'ai dit "OK, mais je veux faire Sinbad". Ils ont accepté. Pendant qu'on tournait Hercule, j'ai écrit Sinbad.

Donc l'histoire originale est de vous ?

Tout à fait.


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