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Interview de Gordon Mitchell (page 4)

Si nous aimons rire d'un certain cinéma déviant, nous sommes très loin de mépriser les hommes et les femmes qui s'y sont impliqués ou compromis. Il nous a ainsi paru enrichissant de faire raconter le nanar et son univers par les gens qui l'ont vécu de l'intérieur. La diversité des intervenants et de leurs réponses nous a rendu encore plus proches du cinéma que nous aimons : vous découvrirez, au fil des entretiens que ces différentes vedettes ont bien voulu nous accorder, des informations précieuses pour le cinéphile et le cinéphage, des anecdotes cocasses et, en esquisse, le portrait attachant de personnages souvent hauts en couleur.
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Gordon Mitchell (page 4)


Pouvez-vous nous parler de Das Musikill, votre dernier projet ?

C'est un film du réalisateur allemand Clemence Keiffenhein, quelqu'un que j'ai connu tout jeune alors que je montais mon studio dans les 70's. Aujourd'hui, Clem est quelqu'un d'important.

Lorsqu'il m'a annoncé qu'il souhaitait tourner une comédie, j'ai accepté de l'aider. A chaque fois que je le peux, j'aide les gens à travailler. Moi-même, ça me permet de rester actif.

Le problème dans notre société en général, c'est que la plupart des gens travaillent comme des dingues pendant 40 ans et qu'après ils ne font plus rien. Moi je ne veux pas que ça m'arrive !


"...Chaque fois que je le peux, j'aide les gens à travailler. Moi-même, ça me permet de rester actif..."

Que projetez-vous de faire maintenant ?


Je vous parle à vous les jeunes :

keep yourself busy!

Je continue de m'investir dans mon club de gym. Actuellement, on est en train de mettre au point une méthode d'exercices pour les femmes.

J'aime toujours le culturisme, mais quand je vois tous ces individus musclés qui ressemblent à des gorilles difformes... je m'inquiète pour ces gens-là ! Moi, j'étais un « natural blooded gorilla », tous les acteurs qui interprétaient Maciste à l'époque étaient naturels.

Ce que je m'efforce de faire comprendre aux gens, c'est de faire plus attention à la façon dont ils s'y prennent pour muscler et entretenir leur corps. C'est une question de juste mesure. Moi-même je fais ce qu'il faut pour me maintenir en forme.

Comme je vous le disais, je pense qu'il ne faut jamais s'arrêter de travailler.

Si on laisse sa voiture quelques années dans la rue sans s'en servir, après elle ne démarre plus. Pour l'homme c'est pareil : il ne faut jamais laisser son corps ni son cerveau inactifs.

Une fois à la retraite, certaines personnes ne savent plus quoi faire ; du coup elles commencent à boire et à fumer. C'est ça le message qu'on essaie de faire passer dans Das Musikill : "older people can do things" ! Il faut s'occuper !

Il y a toujours quelque chose à faire, du bénévolat dans un hôpital, un musée, trouver un job à mi-temps, ne serait-ce que quelques heures par semaine, se dégotter un hobby, aller en forêt, les entretenir pour les garder propres, en ramassant les branches mortes sur les chemins par exemple, le tout c'est que les gens restent actifs !

Je vous parle à vous les jeunes : keep yourself busy ! Travaillez, faites fonctionner votre cerveau, mangez équilibré, faites de l'exercice, ne serait-ce que faire le tour du pâté de maison en marchant... Ne vous laissez jamais aller à ne rien faire !


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