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Interview de Gordon Mitchell (page 3)

Si nous aimons rire d'un certain cinéma déviant, nous sommes très loin de mépriser les hommes et les femmes qui s'y sont impliqués ou compromis. Il nous a ainsi paru enrichissant de faire raconter le nanar et son univers par les gens qui l'ont vécu de l'intérieur. La diversité des intervenants et de leurs réponses nous a rendu encore plus proches du cinéma que nous aimons : vous découvrirez, au fil des entretiens que ces différentes vedettes ont bien voulu nous accorder, des informations précieuses pour le cinéphile et le cinéphage, des anecdotes cocasses et, en esquisse, le portrait attachant de personnages souvent hauts en couleur.
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Gordon Mitchell (page 3)


Vous avez joué dans White Fire de Jean-Marie Pallardy, qui est à nos yeux l'un des films les plus étranges jamais réalisé. Pouvez-vous nous parler un peu du making of de ce film ? Combien de temps a duré le tournage ? Quelle était l'humeur sur le plateau ? Etait-ce un tournage classique (car le film, lui, ne l'est pas vraiment !) ?

Ah, c'est pareil pour celui-ci, je ne l'ai jamais vu ! J'étais sur le tournage d'un autre film lorsque Jean-Marie m'a appelé au sujet de White Fire et m'a demandé de le dépanner.

En fait, on se connaissait bien depuis que j'avais joué dans un de ses premiers films, The Man From Chicago [NdlR : Le Ricain ]. Quand à savoir si White Fire est un film étrange ou non, je ne peux pas vous répondre car comme je vous l'ai dis, je ne l'ai jamais vu (rires)

Concernant la durée du tournage, l'ambiance... là aussi il m'est difficile de vous répondre du fait que je n'ai été présent sur le plateau que 3 ou 4 jours. Vous savez, Jean-Marie est un bon ami à moi, quelqu'un que j'essaie d'aider quand il en a besoin.


"...Quand à savoir si White Fire est un film étrange ou non, je ne peux pas vous répondre (...) je ne l'ai jamais vu..."

Dans quel contexte s'est déroulée votre première rencontre ?

Vers la fin des années 70, Jean-Marie est venu me voir parce qu'il souhaitait réaliser un western. Le problème, c'est que le genre n'avait plus du tout la côte à l'époque. Néanmoins, j'ai trouvé que l'idée de départ de son scénario, celle d'un enfant qui se fait kidnapper, n'était pas mauvaise.



Du coup, je l'ai mis en relation avec de bons producteurs à Istanbul et c'est ainsi que The Man From Chicago est né... un très bon film.

La dernière fois qu'on a tourné ensemble, Jean-Marie et moi, c'était en Espagne à la fin des années 80, un film sur la drogue [NdlR : Overdose ].



Pour en revenir à White Fire... Vous savez, quand je fais un film, je le fais sérieusement, puis je le quitte et je l'oublie pour passer à autre chose.

Une fois qu'on a quitté le plateau de tournage, il reste encore le montage, et là les films deviennent souvent très différents de ce qu'on pouvait imaginer !


"...Jean-Marie est un bon ami à moi, quelqu'un que j'essaie d'aider quand il en a besoin..."

En France vous êtes surtout connu pour votre rôle de tueur dans Le Coup du Parapluie (1980). Vous avez aussi tourné avec Jean Yanne, dans Le Saut de l'Ange (1971). Quels souvenirs garderez-vous de la France ?

J'ai adoré jouer avec Jean Yanne et j'adore tourner dans des comédies. D'ailleurs, Le coup du Parapluie est un de mes films préférés, et je ne dis pas ça parce que vous êtes français ! Le tournage a débuté en janvier 1980 et on s'est vraiment éclaté avec toute l'équipe, c'était un super film...


"... les films deviennent souvent très différents de ce qu'on pouvait imaginer..."

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