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Interview de Gordon Mitchell (page 2)

Si nous aimons rire d'un certain cinéma déviant, nous sommes très loin de mépriser les hommes et les femmes qui s'y sont impliqués ou compromis. Il nous a ainsi paru enrichissant de faire raconter le nanar et son univers par les gens qui l'ont vécu de l'intérieur. La diversité des intervenants et de leurs réponses nous a rendu encore plus proches du cinéma que nous aimons : vous découvrirez, au fil des entretiens que ces différentes vedettes ont bien voulu nous accorder, des informations précieuses pour le cinéphile et le cinéphage, des anecdotes cocasses et, en esquisse, le portrait attachant de personnages souvent hauts en couleur.
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Gordon Mitchell (page 2)


Au contraire, quels films aimeriez-vous que les gens oublient ? Quelle est votre pire expérience ?


Gordon Mitchell, impérial dans She

(Rires) La toute première année, j'ai fait Let's Dance and Twist [NdlR : celui-là est inconnu au bataillon], mais je ne m'en souviens pas très bien. En fait, j'ai tourné dans des films que j'aimais et que le public n'aimait pas et inversement. Finalement, pour qu'un film me plaise vraiment aujourd'hui, il faut qu'il plaise au gens...


"...En fait, j'ai tourné dans des films que j'aimais et que le public n'aimait pas et inversement..."

Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs ce qu'est Western Town ?

Western town est une petite ville typique du far west que j'ai fait construire en Italie, pour y tourner des westerns.

A l'époque, tous mes amis italiens me disaient que j'étais fou de faire un tel studio de cinéma, en dépit de la concurrence mais au bout du compte, ce fut un nouveau succès !


"... A l'époque, tous mes amis me disaient que j'étais fou de faire un tel studio de cinéma..."

Comment réagissez-vous en voyant que les films italiens de Série B sont de plus en plus cultes, et que certains vont même jusqu'à les collectionner amoureusement ? Ayant joué dans certains d'entre eux, quel regard portez-vous sur ces films aujourd'hui ?

Les premiers films dans lesquels j'ai tourné en Italie, en 1961, 1962, 1963, 1964, c'était quasiment que des histoires de gladiateurs, des Maciste, Jules César Contre les Pirates, Brennus l'Ennemi de Rome etc.

Pourtant, durant cette période, j'ai également joué dans des productions comme Le Géant de Métropolis, que j'aime beaucoup et qu'on a un peu trop vite assimilé à mes autres films.

Plusieurs années se sont écoulées avant que les gens ne commencent à reconnaître que c'était vraiment un très bon film de science-fiction, un film qui a sans doute eu plus d'influence qu'on ne le croit.

Pourriez-vous nous parler un peu de Rush de Tonino Ricci, alias Anthony Richmond ?

Anthony Richmond, je le connais un peu mais Rush, je ne l'ai jamais vu !

Pour être honnête avec vous... il faut que je vous avoue qu'il y a beaucoup de mes films que je n'ai jamais eu l'occasion de regarder, parmi mes B-Movies essentiellement...


"...Il y a beaucoup de mes films que je n'ai jamais eu l'occasion de regarder..."

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