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Interview de Don Gordon Bell (page 4)

Si nous aimons rire d'un certain cinéma déviant, nous sommes très loin de mépriser les hommes et les femmes qui s'y sont impliqués ou compromis. Il nous a ainsi paru enrichissant de faire raconter le nanar et son univers par les gens qui l'ont vécu de l'intérieur. La diversité des intervenants et de leurs réponses nous a rendu encore plus proches du cinéma que nous aimons : vous découvrirez, au fil des entretiens que ces différentes vedettes ont bien voulu nous accorder, des informations précieuses pour le cinéphile et le cinéphage, des anecdotes cocasses et, en esquisse, le portrait attachant de personnages souvent hauts en couleur.
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Don Gordon Bell (page 4)


Avec des budgets et des plannings de tournage ultra-serrés, on pourrait s'attendre à ce que les productions Kinavesa soient soumises à un contrôle rigoureux, avec de lourdes contraintes pesant sur la créativité artistique. Mais maintenant qu'on sait que les scénarios étaient écrits dans l'urgence, par les acteurs, juste avant le tournage, on ne sait plus trop quoi penser... De quel champs d'action disposiez-vous vraiment ?

Avec Mr Lim, Romano et moi avions une grande liberté, la contrepartie étant qu'il fallait bien entendu rester dans les limites du budget imparti. On arrivait quand même parfois à le convaincre de lâcher un peu plus d'argent. C'était le cas par exemple avec les poches de faux sang, qu'on place sous les vêtements des acteurs et qu'on fait exploser quand ils se font tirer dessus. Au début on utilisait des poches bon marché, qui avaient l'inconvénient de produire une fumée blanche quand elles explosaient, le résultat à l'écran était ridicule. Sur "Ultime Mission" et "Opération Cambodge", on a réussi à convaincre Mr Lim d'utiliser des poches sans fumée. Elles coûtaient deux fois plus cher, mais au moins quand on se faisait tirer dessus ça ne ressemblait pas à une explosion de pétard !

Une autre de nos contributions consistait à mieux répartir le faux sang lors des impacts de balle : l'idée était d'en mettre moins au niveau du point d'entrée de la balle, et plus au point de sortie, de sorte qu'à l'impact, du faux sang aille éclabousser l'arbre ou le mur derrière la victime. Romano et moi savions que de cette façon ce serait à la fois plus réaliste et plus cinégénique. Au début les techniciens philippins chargés des effets spéciaux se sont montrés sceptiques, mais quand ils ont vu les tirages en couleur après un test, ils ont été convaincus que ça rendait mieux.

On a aussi essayé de mieux coordonner les scènes de fusillades. A chaque mitraillage, au lieu d'avoir dix types qui s'écroulent d'un seul coup, on leur disait que ce serait mieux si seulement la moitié était touchée. C'est plus réaliste, et les cascadeurs philippins s'y sont vite fait.

En plus des poches de faux sang sans fumée, on a aussi poussé Mr Lim a dépenser plus d'argent pour avoir du matériel militaire de qualité, en particulier pour "Opération Cambodge". Dans ce film, une équipe de Bérets Verts est envoyée libérer un important prisonnier de guerre, puis lors de leur fuite ses membres se sacrifient les uns après les autres pour retenir l'ennemi. Je meurs de façon "héroïque" en permettant aux survivants de retourner à leur base et de se préparer pour l'assaut final. On avait trouvé un endroit super pour ce camp de base, et on a passé trois semaines rien que pour tourner la grande scène de bataille qui clôt le film. Du jamais vu chez Mr Lim !


Jim Gaines, Romano Kristoff, Richard Harrison, Don Gordon Bell et Michael James sur le tournage de "Opération Cambodge".

Il nous avait même alloué les services d'une vraie compagnie de 250 Marines philippins, présente pendant cinq jours de tournage. Avec Romano et le Major qui commandait les Marines, on a discuté des plans d'attaque. Nos cascadeurs joueraient les gentils Montagnards, alliés des Bérets Verts, et les Marines joueraient les méchants du Nord-Viêt-nam. Le Major avait lui aussi servi au Viêt-nam, comme Lieutenant, ce qui fait qu'on était sur la même longueur d'ondes. On a donc vêtu et équipé les Marines philippins pour en faire une force ennemie combinée (parce que c'était souvent comme ça au Viêt-nam) : une partie en Vietcongs, avec des uniformes de couleur kaki, armés à la fois de AK-47 et de M-16 "pris à l'ennemi", et équipés d'authentiques protections, harnachements, ceintures et matériel divers. Et une partie en soldats de l'armée nord-viêtnamienne, vêtus d'uniformes vert foncé, de casques coloniaux flanqués d'une étoile rouge, tous armés de AK-47 et de lance-roquettes (qui étaient des pièce authentiques mais chargées à blanc), avec là encore des pièces d'équipements individuels tout ce qu'il y a de plus vrai. Les Marines philippins étaient fantastiques dans le rôle des assaillants, et je vous mets au défi de trouver le moindre anachronisme dans leur tenue ou leur équipement. En face, du côté des forces de défense, les cascadeurs furent eux aussi fantastiques. On les a vêtus avec l'uniforme tigré des Montagnards, et pour les armes on leur a donné un assortiment de quelques carabines M-1, des AK-47 mais surtout des M-16, des mitrailleuses M-60, et aussi des mitrailleuses Browning de calibre .30 datant de la Deuxième Guerre mondiale.


Don et, sur la gauche, Jerald Willy Williams, un autre visage familier des films philippins des années 80.

La seule chose qui nous manquait c'était des tanks T-34 en train d'attaquer le camp. J'ai essayé de voir avec le réalisateur s'il ne pouvait pas trouver des stock-shots d'un autre film pour les insérer dans notre bataille finale, mais en vain. Le camp A est assailli de toutes parts, nos héros semblent perdus, mais la situation s'inverse brusquement avec l'arrivée providentielle de "Puff le Dragon Magique", une canonnière volante de type C-130 Hercules, armée de quatre mitrailleuses Gatling cadencées à 6000 coups par minute. Rien que dans cette scène, on a utilisé une grande quantité de poches de faux sang, pour donner l'impression que l'ennemi se fait littéralement hacher menu par le survol de l'appareil, permettant aux quelques héros encore en vie d'en réchapper. C'était mon hommage au film "Les Bérets Verts", avec John Wayne, un des héros de mon enfance. C'est d'ailleurs en partie à cause du film "Iwo Jima" si j'ai décidé de devenir Marine !


Don sur le tournage de "Opération Cambodge".

Nick Nicholson et vous semblez avoir été les seuls à travailler régulièrement à la fois pour K. Y. Lim (Kinavesa / Silver Star) et pour Cirio H. Santiago (Premiere Productions). Comment est-ce que ça se passait ?

Une fois que Mr Lim m'a accepté dans son équipe, je suis devenu une figure récurrente de ses productions. J'ai commencé à travailler sur quasiment tous les films de Kinavesa dès 1978. Il m'a aussi présenté à des acteurs et des réalisateurs de films d'action, notamment ceux qui bossaient pour Regal Films. J'étais en quelque sorte un employé de la maison, mais il ne voyait pas d'inconvénients à "partager" mes services avec d'autres studios de production philippins. Du coup, quand je le pouvais, je travaillais aussi avec les studios Premiere Productions de Cirio H. Santiago. Je faisais toujours de mon mieux pour arriver à travailler sur les productions de l'un et de l'autre, et j'ai eu beaucoup de chance d'y arriver. Bien souvent, Mr Lim allait même jusqu'à adapter le planning de ses productions en fonction de celles de Cirio, ce qui me permettait de travailler à plein temps toute l'année.


Photo de tournage des "Guerriers du futur" alias "Les Roues de feu" ("Wheels of Fire", 1985).

De son côté, Cirio Santiago nous apportait du boulot de façon régulière, en général deux fois par an. Il nous laissait la liberté de développer nos personnages, acquiesçant sobrement à nos suggestions quand on trouvait un truc pour se démarquer. Certains d'entre nous allaient dans des magasins de surplus militaire pour avoir leur propre équipement, et achetaient même parfois des répliques d'armes à feu tirant des plombs. J'avais confectionné mes propres accessoires en fonction du genre de films qu'on tournait : films d'action, films de guerre et films "post-guerre nucléaire". Je gardais aussi des costumes et des cravates de différentes tailles, pour les scènes où ça pouvait être utile, ou pour des soirées chic, sachant très bien que parmi nous il y avait des backpackers de passage qui n'en auraient pas avec eux. J'ai toujours encouragé les autres à faire de même s'ils voulaient être professionnels.


Don sur le tournage des "Guerriers du futur".

Un jour, alors que je préparais mon costume sur le tournage de "Stryker" (1983), Cirio Santiago est venu me voir et m'a dit, sur un ton d'encouragement, « hey mec, c'est un chouette personnage que tu nous prépares là ». J'avais délicatement fendillé le verre droit d'une paire de lunettes de soleil, pour que ça fasse plus réaliste, parce que le film se déroulait après un holocauste nucléaire. L'accessoiriste était en colère mais Cirio lui a dit de se calmer. Il m'a lancé un clin d'oeil approbateur quand il m'a vu avec les cheveux en bataille, un sabre de samurai attaché dans le dos, et un pistolet automatique Colt de calibre .45 rangé dans un holster que j'avais acheté moi même. Quand Cirio m'a demandé d'où venait le holster, je lui ai répondu que je l'avais acheté. Ensuite il m'a demandé si je savais piloter une moto, et je lui ai répondu « oui, sans problème » (j'avais déjà piloté toutes sortes de motocross, en fait depuis l'âge de 12 ans j'en avais eu six au total). Bref, voilà comment je me suis retrouvé à pourchasser les vieux parents de l'héroïne dans la scène d'intro de "Stryker". On me voit débouler sur une moto, à la tête d'un groupe de véhicules remplis de méchants. Je m'arrête en faisant un dérapage juste devant la caméra, et lance un regard par dessus mes lunettes de soleil cassées pour repérer le couple tentant désespérément de nous échapper. Ensuite on les rattrape, on les bouscule, on abat la femme et ensuite je décapite le vieux avec MON sabre de samurai (un vrai).


Henry Strzalkowski (au fond sur la gauche) et Don sur le tournage des "Guerriers du futur".

Afin d'empêcher Mr Lim de tirer les salaires vers le bas, Bruce Baron nous a également expliqué que vous, Romano Kristoff et lui aviez conclu une espèce de pacte comme quoi aucun de vous trois n'accepterait de tenir un premier rôle chez Kinavesa pour moins de 2000 $.

Je pense que ce sont plutôt Mike Monty, Romano et Bruce qui auraient éventuellement conclu ce genre d'accord, mais il faut bien se dire que chacun avait sa propre personnalité, un physique spécifique, qu'il y avait une certaine différence d'âge, du coup j'ai quand même du mal à croire que Romano et Mike se soient vraiment sentis concernés. N'oubliez pas que ça faisait déjà plusieurs années qu'ils travaillent tous les deux pour Mr Lim, alors que Bruce c'était le petit nouveau. Et puis si vous prenez Bruce et Mike, mon Dieu, il n'y a pas de comparaison possible. Mike pouvait jouer n'importe quel "personnage d'un certain âge", alors que Bruce était limité à ce niveau-là. A mon humble avis, il n'a pas vraiment le physique pour jouer les méchants, en tout cas au début il n'avait pas l'expérience nécessaire pour ce genre de rôles. Il avait en revanche une "gueule" qui convenait très bien pour jouer les héros dans le genre de films qu'on tournait alors aux Philippines.

Aux Philippines, Bruce Baron était loin de s'entendre avec tout le monde, mais il nous a avoué qu'il vous appréciait bien Romano et vous... Quels souvenirs gardez-vous de lui ?

Quand j'ai rencontré Bruce Baron pour la première fois, j'ai trouvé qu'il avait vraiment du potentiel. Certains voyaient juste en Bruce un mec de Hong Kong un peu fier et arrogant, pour ne pas dire imbu de lui-même. Mais pour moi c'était quelqu'un qui avait de l'assurance et sans aucun doute le physique qui pourrait lui permettre - et qui lui a effectivement permis - de décrocher des rôles principaux. Je sentais de par mon expérience dans le casting qu'il avait les ressources pour y arriver, et qu'il saurait progresser rôle après rôle. Je crois qu'il s'en est toujours très bien sorti dans les nombreux films dans lesquels il a joué. Je n'en ai vu que quelques-uns, mais je sais que Bruce avait à coeur de toujours s'améliorer. J'apprécie qu'il ait parlé de moi dans son interview, et je regrette que nous n'ayons pas eu l'opportunité de travailler ensemble plus souvent [Note de Nanarland : Don et Bruce apparaissent tous les deux dans "Les Massacreurs" et dans "Mad Dog"].

En fait, il nous semble que vous n'avez jamais tenu de rôle principal. Est-ce que vous pensez que c'était à cause de vos origines coréennes, de même que Jim Gaines en était lui réduit à jouer "le Noir de service"?

J'ai joué en tout dans une cinquantaine de films aux Philippines : une vingtaine comme simple figurant, mais aussi une trentaine avec des rôles plus ou moins conséquents, qui requéraient à chaque fois une à deux semaines de présence sur le tournage. Parfois j'étais crédité au générique, parfois non, il s'agissait le plus souvent de films d'action, mais parfois aussi des drames, voire même des comédies. Malgré tout, du fait de mes origines (asiatiques, indiennes d'Amérique, espagnoles et mexicaines), je n'avais tout simplement pas le physique requis pour jouer les premiers rôles. C'est la dure réalité du show business, et j'ai appris à l'accepter. Nick, Henry, Jim Gaines, Willy Williams, Paul Vance, Steve Rogers, David Light, Berto Spoor, et tant d'autres, on faisait de notre mieux en fonction de nos capacités, on apprenait les uns des autres et on s'efforçait de sortir du lot, dans l'intérêt du film et dans le nôtre. Peu à peu, j'ai pris des nouveaux venus sous mon aile, j'ai montré à des figurants ce qu'il fallait faire, ce qu'on attendait d'eux, quand ils avaient un peu de dialogues je les entraînais en leur donnant la réplique, je leur donnais des conseils. C'est devenu mon champs d'expertise : aider et faire progresser ceux qui avaient de meilleures chances de réussir que moi. Cela n'avait rien de noble de ma part, c'est juste que les choses sont ainsi, voilà tout. J'ai toujours eu à coeur d'apprendre et m'améliorer, et de montrer aux autres comment améliorer leurs personnages. Je dois sans doute cet état d'esprit à mon mentor Ken Metcalfe, et à tout ce qu'il m'a appris quand j'étais son assistant. Je regrette parfois de ne pas avoir fait plus, mais j'ai toujours fait de mon mieux.


Maintenant, ceci étant dit... vous dites "pas de rôle principal" ? Oh, Mon Dieu, pardonnez-moi... [Note de Nanarland : en français dans le texte] et bien en fait j'en ai eu TROIS, bien que pour l'un d'eux il ne s'agissait "que" d'un téléfilm philippin. Alors je vous en prie, un peu de respect, s'il-vous-plaît, mon ami ! [Note de Nanarland : en français dans le texte]

D'abord il y a eu "Bruce's Five-Style Fist" (1978), dans lequel comme je l'ai dit plus haut je jouais le rôle du méchant principal.

Ensuite, j'ai tenu le premier rôle dans une comédie sentimentale nommée "Wanted: Wives" (1979), qui était produite par Sining Silingan Films et dans laquelle je jouais le partenaire de l'héroïne, interprétée par Cherie Gil. Cherie Gil était issue d'une famille d'acteurs, c'était la fille de Michael Mesa et surtout de Rosemarie Gil, et elle et ses frères avaient choisi de garder le nom de leur mère pour faire carrière [Note de Nanarland : on se souvient notamment de Rosemarie Gil pour son rôle de femme-serpent dans "Kung-fu aux Philippines" !]. J'ai d'ailleurs pu rencontrer Cherie par le biais de ses frères, Michael Gil et Mark Gil, avec qui j'avais tourné plusieurs films d'action. Cherie m'a remarqué dans une soirée mondaine où je m'étais illustré en plongeant tout nu dans la piscine. J'étais dans ma période "Crazy Don", et il fallait toujours que je me fasse remarquer (ceci dit je n'avais fait que lancer le mouvement puisqu'à ma suite, d'autres invités ont plongé dans la piscine, à moitié ou complètement nus). Cherie devait jouer dans un film qui s'appelait "Wanted: Wives", et elle semblait surprise que je ne sois même pas venu tenter ma chance aux auditions. J'avais entendu parler de ce film, je savais qu'à un moment ils cherchaient un Occidental pour tenir le rôle principal, celui de l'amoureux de Cherie Gil, et je savais aussi qu'ils l'avaient trouvé en la personne d'un Américain que je connaissais et qui avait décroché le rôle via "Peter", un agent concurrent qui allait plus tard avoir un énorme impact sur le cours de mon existence.

J'ai donc dit à Cherie que j'aurais bien aimé « avoir l'air plus Blanc », elle a ri et m'a demandé pourquoi. « Parce qu'ils voulaient quelqu'un qui ait vraiment l'air américain », je lui ai répondu, « blond ou roux, avec des yeux bleus et la peau claire, comme le gars qu'ils ont engagé pour le rôle ». Je lui ai dit que j'étais déçu, parce que si j'avais eu l'apparence qu'ils cherchaient c'est moi qui aurait pu tourner la scène d'amour avec elle. « Ay na ko, walang luck ! » Mon Dieu, c'est pas de chance ! Cherie a trouvé touchant que je lui confesse ça, et semblait aussi avoir trouvé amusant mon plongeon dénudé dans la piscine. Deux jours plus tard, j'ai reçu un coup de fil du producteur comme quoi Cherie avait insisté pour que je sois son partenaire dans le film. La chance venait de tourner en ma faveur !

Nous avons tourné "Wanted: Wives" sur la très belle île de Cebu. Dans ce film, le personnage joué par Cherie s'inscrit dans un club de rencontres matrimoniales pour se trouver un mari étranger, mais comme elle trouve que la couleur de sa peau est trop cuivrée, elle envoie des photos de sa cousine qui a la peau plus claire (jouée par Gina Alajar). Quand mon personnage arrive à Cebu, les deux cousines s'enferment dans leur mensonge et Gina se fait donc passer pour Cherie, jusqu'à ce que son petit ami grille leur couverture et que je découvre qui est vraiment Cherie. Evidemment, tout est bien qui finit bien, avec un double mariage en guise de happy end. Le truc amusant, c'est que c'est mon commentaire comme quoi « j'aurais aimé avoir l'air plus Blanc » qui a fait prendre conscience à Cherie que c'était le thème même de la comédie...


L'actrice philippine Evangeline Cheryl Rose Eigenmann y Gil, alias Cherie Gil.



Enfin, parmi les rôles que j'ai tenus dans des séries pour la télévision philippine, j'ai joué le petit ami de Vivian Valdez dans "Colorful World of Nora Aunor", à nouveau un rôle principal, et à nouveau une comédie romantique dans laquelle un garçon rencontre une fille par correspondance. Dans les lettres qu'elle m'envoie, le personnage joué par Vivian ne précise pas qu'elle est clouée dans un fauteuil roulant, mais quand nous nous rencontrons le conte de fée se poursuit jusqu'au happy end de rigueur.

J'ai souvent tenu de petits rôles aux côtés d'actrices philippines comme Gina Alajar, Alma Moreno, Susan Roces, Pilar Pilapil, Alicia Alonzo, Nora Aunor, Gloria Diaz, Vilma Santos, Lorna Tolentino, ou Sharon Cuneta. Le plus souvent je jouais "l'ami américain", "le petit ami" ou "le sale Américain". Malheureusement je n'ai pas de liste exhaustive de tous ces petits rôles au cinéma et à la télévision, en fait j'essaie toujours de mettre la main sur certains exemplaires de films dans lesquels j'ai joué.


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