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Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Casserole :

N. f.
XVIe siècle, casserolle.
Expr. fig. et fam. Traîner de sacrées casseroles, s’être compromis dans des films douteux et chercher à le faire oublier du plus grand nombre. Sert indifféremment pour un acteur, un réalisateur ou un producteur. "La mulette de Gérard Klein dans Diesel... quelle casserole !"



Dans le même ordre d'idées, l'actrice française Ann-Gisel Glass, avant de jouer dans des films de Jacques Doillon ("La Tentation d'Isabelle") et dans des feuilletons télé ("Blandine l'insoumise"), avait fait un détour par le bis italien, en tournant notamment "Les Rats de Manhattan". Dire qu'elle devait plus tard se plaindre d'être étiquetée "actrice intellectuelle" ! Daniel Auteuil, lui, évoque avec une certaine distance son passage dans le mauvais polar d'action français, avec notamment "L'Arbalète" de Sergio Gobbi : ignorant à l'époque le concept de série A, série B, etc., il considère s'être laissé entraîner à tourner des "séries E".


Ann-Gisel Glass venant de voir le film de Bruno Mattei.

Daniel Auteuil, prêt à nettoyer la ville au Kärcher.

Tout comédien a des casseroles dans sa filmographie et les accepte plus ou moins bien. Si Xavier Deluc aimerait bien faire oublier qu'il débuta dans les films de Max Pécas (sous son vrai nom de Xavier Lepetit), Caroline Tresca (il est vrai plus animatrice que comédienne), assumait parfaitement d'avoir tourné dans "Deux enfoirés à Saint-Tropez", du même Max !


Le célèbre "film porno de Sylvester Stallone" (en fait, un film érotique aussi soft que minable).

Dans le registre "même les plus grands commettent des impairs", on cite souvent, mais généralement sans avoir vu le film, le cas de Laurence Olivier, qui paya ses impôts et risqua sa renommée en interprétant le rôle du Général McArthur dans "Inchon" de Terence Young (1981), un film sur la guerre de Corée co-produit par la secte Moon (!). Le film se traîne une réputation épouvantable, la prestation de Laurence Olivier, déjà malade à l'époque et maquillé comme une drag-queen, jouant un certain rôle dans le désastre de l'affaire ; mais il est quasiment impossible de le voir, les ayant-droits n'ayant à ce jour pas jugé bon de le faire bénéficier d'une sortie vidéo officielle.


Laurence Olivier, couvert de fond de teint, ruine sa réputation dans "Inchon".



Voir également : panouille.
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