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Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Has-been :

Expression anglaise signifiant "qui a été". Se dit d'une personne ayant connu une heure de gloire et se commettant ensuite dans des entreprises indignes (artistiquement, commercialement...) de sa notoriété et/ou de son talent. Le cas le plus emblématique est celui d'acteurs connus se commettant dans des navets et nanars où ils sont "la tête connue de service" et dont les trois quarts du budget passent sans doute dans leur cachet. La présence de l'acteur has-been ajoute généralement du piquant aux nanars.

Exemples de has-been :


Chuck Connors dans "Sakura Killers". Révélé dans le feuilleton "L'Homme à la carabine", il se commit ensuite dans des séries Z piteuses, et même dans un film Eurociné ("Maniac Killer")


Arthur Kennedy, honorable acteur hollywoodien, devenu un habitué du cinéma bis italien (ci-dessus dans "L'Humanoïde")

Jack Palance dans "Cyborg 2", alias "Cash Reese : glass shadow", avec la jeune Angelina Jolie.

Troy Donahue, jeune premier des années 1950, passait pour un espoir d'Hollywood, grâce à des films comme "Ils n'ont que vingt ans". Il devint avec le temps le symbole de l'acteur prêt à tourner n'importe quoi pour manger. (Ici dans "Ultime combat").

Qualifier quelqu'un de has-been est quelque peu cruel et ne tient pas compte du fait que les situations de ces personnes sont souvent extrêmement diverses, toutes n'étant pas tombées, et de loin, dans la déchéance. Donald Pleasence compta une majorité de mauvais films sur sa fin de carrière, mais en vivait fort bien. Un cas plus triste - et extrême - est celui d'Aldo Ray, ex-jeune premier américain des annes 1950 qui, ruiné par ses divorces et atteint d'un cancer, était contraint de tourner des séries B et Z à un rythme accéléré ("La Dimension de la Mort"), et même un film X ("Sweet savage") pour payer ses pensions alimentaires et ses traitements médicaux.


Henri Génès, comique vedette des années 1950, dans "Mon Curé Chez les Nudistes".

A ne pas oublier, tout de même, cette maxime : "mieux vaut être has-been qu'has-never-been!"

Voir également : panouille.
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