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Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Blue screen :

Signifiant littéralement "écran bleu", ce procédé est utilisé au cinéma, à la télévision et en photo pour détourer et incruster des personnages, éléments etc. dans n'importe quel décor.

Concrètement, on filme un personnage devant un fond bleu ou vert (parce que ce sont des couleurs qui ne se retrouvent pas dans la texture de la peau ou des cheveux), on élimine la couleur du fond en post-production, détourant ainsi l'image du personnage que l'on peut alors incruster facilement sur n'importe quelle autre séquence ou fond.


Exemple de fond vert dans un studio de télévision.


Initiée pour le film "Le Voleur de Bagdad" en 1940, cette technique nécessita pendant longtemps un travail artisanal méticuleux désigné sous le nom de "travelling matte". Depuis l'apparition des ordinateurs et la banalisation des outils numériques, la technique est devenue extrêmement simple, rapide et abordable.



Un blue screen foireux tiré du non moins foireux "The Room".



Une transparence pas hyper subtile dans "Frankenstein conquiert le monde".



Une autre tirée de "La Guerre des monstres" alias "Les Monstres des planètes secrètes", pas honteuse mais forcément datée aux yeux du public contemporain (des fragments de ciel apparaissent néanmoins là où devrait se situer l'abdomen du monstre).


Comme pour n'importe quel autre effet spécial, la mauvaise qualité d'un blue screen peut sérieusement compromettre la crédibilité d'un film. Pour des exemples particulièrement criants de blue screen nanars, voir "Yéti, le Géant d'un Autre Monde".




Un exemple de blue screen de 1982 tiré de "Mega Force". On notera la présence d'une bande noire suspecte au sommet de l'écran qui n'apparaît pas dans le reste du film (Retrouvez cette scène en vidéo !).


Voir aussi : Effets spéciaux.
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