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Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Citations d'acteurs et de réalisateurs :

Voici une sélection de citations tournant autour du nanar. Il s’agit pour la plupart de propos amusants ou cocasses d'acteurs et réalisateurs s'étant compromis à des degrés divers dans de mauvais films.

« J'ai tellement de navets dans ma carrière que je pourrais en faire un potager. » ou « J'ai dû faire suffisamment de navets pour en faire un vrai potager. » (Jean Lefebvre)

« Most of the directors I worked with shouldn't even be directing traffic ! » (Jack Palance)

« Je voudrais remercier aussi les mauvais textes, ceux qui m'ont permis souvent de vivre, quand le fisc était là, quand les huissiers frappaient à ma porte, quand mes enfants demandaient à manger... aaah qu'un bon navet me faisait plaisir ! » (Michel Galabru, recevant en 2008 le Molière du meilleur comédien, son premier, à l'âge de 83 ans)



« Combien de fois j'ai accepté un piètre rôle parce que je n'osais pas dire non ! Au cinéma, par nécessité financière on ne dit pas non à un film, à un mauvais scénario. Ah !, j'ai eu le navet facile. Mais un mauvais film ne pue pas davantage qu'un autre. » (Michel Galabru, à propos du titre de son livre « Je ne sais pas dire "non" » - interview du 25/12/2011 sur ladepeche.fr)

« When you do crap, you get dirty. » (Richard Harrison)

« Je venais de faire une série de très bon films, qui avaient fait des gros succès. Alors j'ai dit à mon agent : "J'ai besoin de tourner un navet sinon je vais prendre la grosse tête, trouve-moi une merde". Du coup, il m'a apporté le scénario de "Si douces, si perverses" de Umberto Lenzi, qui était ce qu'on peut imaginer de plus bas.... » (Jean-Louis Trintignant)

« You know, screenplays are funny things. People can pay hundreds of thousands of dollars for them but, if you write them yourself, they're free! » (Traduction : « C'est amusant de voir que certains sont prêts à payer des centaines de milliers de dollars pour un script, alors que si vous écrivez vous-même votre scénario, c'est gratuit ! » (Fred Olen Ray)

« A cette époque, j'étais tellement imbu de moi-même que j'étais persuadé que je pouvais adapter l'annuaire et en faire un grand succès. » (Sylvester Stallone - citation de mémoire, donc imprécise)

« Le pire, c'est quand j'ai fait "Over the Top". Parce que je l'ai fait pour l'argent. Et le jour de la sortie du film, au Chinese Theater qui peut contenir 1500 personnes, il y en avait 40 ! Et encore ! Des gens qui étaient venus là par hasard : une mère allaitant son enfant, des gens parlant tout haut et disant : "Mais qu'est-ce que c'est que cette merde ?!" J'ai pensé : "C'est mon karma ! Ca m'apprendra à juste faire un film pour l'argent !!!" C'était le début de beaucoup de problèmes... » (Sylvester Stallone, à qui l'on venait de demander quel était son pire souvenir - Studio N° 77, septembre 1993)

« ...un biscuit tu me diras ça n'a pas de spirit, c'est juste un biscuit. Mais avant, c'était du lait, des oeufs. Et dans les oeufs, il y a la vie potentielle... » (Jean-Claude Van Damme)

« Je nourris les lions avec des navets. » (Jean Richard, qui était propriétaire du Cirque Pinder et dont les cachets lui servaient surtout à le faire tourner)

« Faire un mauvais film, c'est quand même beaucoup moins grave que d'attaquer une vieille. » (Daniel Prévost)



« J'ai fait une tonne de navets et quelques concombres. » (Fernandel)

« Un metteur en scène ne doit jamais oublier qu'il est très difficile de faire un bon film, et, bien plus encore, qu'il est très, très facile... d'en faire un mauvais. » (Milos Forman, Studio N°121, avril 1997)

« Je n'ai dû faire que trois ou quatre films pour de l'argent. Même mes films de début de carrière, qui étaient parfois de somptueux nanars, je les ai joués avec l'enthousiasme d'un jeune premier. » (Jean Rochefort)

« A l'époque j'ignorais qu'il existait un classement entre les films : la série A, la série B, etc. Moi je tournais des E...« (Daniel Auteuil, à propos de « L'Arbalète » et « Les Fauves » - citation de mémoire)

« Dommage que la pellicule du film n'ait pas été invisible, elle aussi. » (Howard Vernon, à propos de « La Vie amoureuse de l'homme invisible »)

« Je ne sais pas s'il y avait de la pellicule ou du papier hygiénique dans la caméra ! » (Howard Vernon à propos du « Lac des morts-vivants »)

« Je me demande si j'ai déjà tourné dans autre chose qu’un nanar. » (Michel Muller, vu dans « Asterix », « Taxi 2 », « Promenons-nous dans les bois », « Wasabi », « Fanfan la tulipe », « Les Clés de bagnole », « Les Daltons » etc.)



« Il vaut mieux être à poil dans un chef-d'oeuvre qu'habillée dans un navet. » (Victoria Abril)

« Le navet, ça met du beurre dans les épinards. » (Titre d'un des chapitres du livre de souvenirs de Pierre Mondy)

« Mon premier film était si mauvais qu'aux Etats-Unis, dans sept Etats, on l'utilise pour remplacer la peine de mort. » (Woody Allen)

« Je cultive mon jardin. Et dans ma vie professionnelle comme dans mon carré de jardin, j'ai bien l'intention d'exclure les navets ! » (Louis de Funès)

« I miei film non erano affatto sporchi, con tutte le docce che facevo sono stata una delle attrici piu' pulite dei tempi. » (Traduction : « Mes films n'étaient pas sales du tout : avec toutes les douches que je prenais [dans ces films] j'étais l'une des actrices les plus propres de tous les temps. ») (Edwige Fenech)

« I don't get paid enough for this shit! (je n'ai pas été assez payé pour cette merde !). » (un membre inconnu de l'équipe du film Metamorphosis, the Alien Factor, dans le générique de fin)



« Naked breasts are the cheapest special effect (Les plans nichons, c'est l'effet spécial qui coûte le moins cher). » (Russ Meyer)

« Il n'y a qu'un juge : le public. Le reste, hein ! Côté critique, je savais à quoi m'attendre. J'étais bien conscient que mes films ne seraient pas sélectionnés à Cannes. Mon boulot, c'était de pondre du divertissement. C'est pourquoi je ne donnais pas d'interview ; qu'est-ce que je pouvais raconter sur mes films ? Il n'y a rien d'intellectuel dans mon cinéma. Vous me voyez aller au journal de 20 heures défendre Deux Enfoirés à Saint-Tropez ? Faut être lucide. » (Max Pécas)

« L’ironie du sort c’est qu’un nanar, à la différence d’un navet, devient culte. J'ai fait des navets mais pas de nanars, hélas... » (François Berléand)

« Y'en a marre des voleurs de bicyclettes, moi je préfère les pieuvres en couleurs avec des yeux pédonculés. » (Boris Vian)
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