Accueil > Glossaire > B > Bollycat

Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Bollycat :

Le terme "bollycat" (contraction de "bollywood copycat") est apparu pour désigner les films de l'industrie bollywood (c'est-à-dire l'industrie du cinéma indien) qui copient les grands succès américains.

Première industrie cinématographique au monde avec plus de 800 films produits par an, s’exportant encore mal mais profitant d’un marché local énorme (1 milliard d’habitants), Bollywood a ses propres standards, ses propres codes, mais la logique commerciale reste la même qu’ailleurs. Puisque les films n’ont pas vocation à s’exporter, les scénarios sont ainsi souvent des buvards aspirant les bonnes idées des industries du reste du monde. Citons en vrac "Zinda" (plagiat du "Old Boy" de Park Chan-Wook), "Fight Club" (plagiat du film éponyme de Fincher), "Bichhoo" (décalque grossier du "Léon" de Luc Besson), "Kayamat" (qui repompe allègrement "The Rock"), "Agneepath" (qui louche du côté de "Scarface" version De Palma), "Taarzan: the Wonder Car" (l’adaptation du "Christine" de Stephen King par John Carpenter), "Dhoom" et sa suite "Dhoom 2" (les "Torque" indiens) et le très réjouissant "Kismat" (copié-collé scrupuleux du "Payback" avec Mel Gibson, prenant soin de reprendre chaque réplique).




"Fight Club" à la sauce Bollywood. La portée originale du film de David Fincher en prend un sacré coup !


Proposant action, romance, chant et danse, les films bollywood doivent offrir un spectacle complet et durent généralement 3 bonnes heures en moyenne. Du coup, sur cette durée, l’industrie peut repomper non pas un mais deux films occidentaux en même temps. On appelle ça un cross-over ou un double-remake. Le concept ouvrant la porte à toutes les exubérances, les mariages ainsi réalisés s’avèrent souvent étonnants, tels "Kaante" (plagiat de "Reservoir Dogs" dans la 1ère moitié et de "Usual Suspect" dans la 2nde + une scène de "Heat" intégralement repompée pour servir de transition entre les deux) ou encore "Koi... Mil Gaya" (croisement improbable entre "Jack", "E.T" et "Rencontres du Troisième Type" !).



www.bollycat.com : un site anglophone consacré au sujet, dont la limite est de vouloir tendre à l'exhaustivité et qui répertorie non seulement les copiés-collés flagrants mais aussi les films bollywood qui incluent des scènes ou des aspects scénaristiques sous forte influence d'oeuvres occidentales.
Le glossaire