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Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Alan Smithee :

Variations : Alan Smithee, Allen Smithee, Alan Smythee, ou Adam Smithee.

Nom d'emprunt auxquels ont recours les réalisateurs et scénaristes hollywoodiens qui refusent de voir leur nom associé à des oeuvres dont ils ne reconnaissent pas la paternité, le plus souvent à cause de pressions et de contraintes qu'ils ont eu à subir de la part des producteurs, avec pour conséquence la perte de contrôle du processus artistique. Un film signé "Alan Smithee" est donc généralement synonyme de daube ou, du moins, de tournage problématique. L'usage du pseudonyme - créé en en 1968 - était soumis jusqu'en 1999 à l'approbation du syndicat des réalisateurs américains. Alan Smithee est ainsi crédité de la mise en scène de la version longue du "Dune" de David Lynch, comme de quelques scénarios pour la série de dessins animés "Baby Looney Toons". Hasard ou non, le pseudonyme "Alan Smithee" est l'anagramme de "The Alias Men"...


Burn Hollywood Burn, le plus célèbre film d'Alan Smithee.


Un film en hommage au phénomène, "An Alan Smithee film : Burn, Hollywood, burn !" fut tourné en 1998 mais, mécontent de son rapport avec la production, le réalisateur Arthur Hiller retira son nom du générique. "An Alan Smithee film" est donc signé... Alan Smithee !

En 1999, le syndicat des réalisateurs a décidé de ne plus utiliser ce pseudonyme suite notamment à une polémique retentissante autour des crédits du film "American History X" (dont le réalisateur, qui ne souhaitait pas signer le film, s'était vu refuser un "Smithee"), mais il continue d'être employé à l'occasion par quelques auteurs nostalgiques.
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