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Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Arts martiaux :

Dits aussi vulgairement, "tatane".

Un art martial se distingue d'un simple sport de combat par sa qualité d'école enseignant à la fois une technique de combat et/ou de défense et la connaissance et la maîtrise de soi. Les arts martiaux les plus populaires sont japonais ou chinois, mais des écoles similaires existent dans de nombreuses régions et cultures. Eléments récurrents des cinémas japonais et surtout chinois, les arts martiaux acquièrent une grande popularité à l'échelle mondiale via notamment le succès de Bruce Lee, qui ouvre la voie à l'exportation en Occident d'innombrables films de kung fu, wu xia pian, etc. sommairement désignés sous l'appellation inexacte de "films de karaté".







Les arts martiaux au cinéma sont-ils nanars ? Probablement pour qui n'apprécie pas une action nécessairement outrée et stylisée, sachant que la chorégraphie présentée à l'écran est souvent très éloignée de la réalité. Les meilleurs films du genre n'en sont pas moins des merveilles de spectacle, voire de poésie. Le nanar s'empare cependant des arts martiaux en les employant à grande échelle dans une quantité industrielle de films de qualité plus que douteuse qui vont épuiser la patience du public et accompagner, dans un certain nombre de pays, la mort des cinémas de quartier.


Avec Steven Seagal, jeux de mains, jeux de vilains !



Eric Lee contre Gerald Okamura dans "The Master Demon".

Dans le même film, l'actrice-sexologue Ava Cadell s'essaie au kung fu.


L'art martial nanar se signale par l'incapacité des acteurs à effectuer une chorégraphie cohérente ou, à l'opposé, par l'impéritie du réalisateur et/ou du chorégraphe qui échoue à bien utiliser des acteurs/combattants de talent. Le maximum du n'importe quoi se retrouve évidemment dans les films de margoulins comme Godfrey Ho ou Tomas Tang, qui n'hésitent pas à employer des comédiens sans la moindre expérience et à leur faire faire absolument n'importe quoi. De toutes façons, si même Les Charlots s'étaient mis à faire du kung fu dans "Bons Baisers de Hong Kong", c'est qu'on pouvait tout se permettre.





Ci-dessus et ci-dessous, des exemples des titres nanars dont furent affublés, en France durant les années 1970, de nombreux films d'arts martiaux.


voir également : kickboxing, ninja, bruceploitation

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