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Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Initial Vidéo :

Initial Distribution Vidéo était un distributeur français dont le nom restera attaché à l'expansion du marché de la VHS en France dans les années 1980. La société est créée en 1985 par Elie Houri, fondateur dans les années précédentes des labels Melisa Vidéo et Victory Vidéo. Le nom d'Initial n'apparaîtra que progressivement : il s'agit tout d'abord d'une holding réunissant plusieurs labels : Victory Vidéo, Metropole Home Video, Challenge Productions, Atlantic Home Vidéo (nom piqué à une société américaine), Marathon Picture, Impérial Home Video, Horizon Home Vidéo et un nombre incalculable d'autres marques cachent en fait les activités de la même société. Le "groupe" Initial se spécialise rapidement, sous tous ses labels, dans des pratiques relativement douteuses : jaquettes volantes sans aucun rapport, même lointain, avec le film, coquilles dans les résumés, voire les titres.



La société profite à plein du phénomène des VHS à bas prix et fourgue d'énormes cargaisons de K7 aux enseignes de la grande distribution. Jusqu'à 900 000 unités sont écoulées par mois. Mais les pratiques d'Initial sont à la limite de la magouille : même film vendu sous plusieurs titres et labels différents, films distribués sous des jaquettes volantes car les droits n'en avaient pas été achetés, trafic de masters pirates... Le consommateur non averti y est parfois aussi perdant que le droit français.



Initial va chuter suite à la baisse généralisée des prix de vente des vidéos : leurs catalogues sont tout simplement insuffisants pour lutter contre ceux des majors qui se mettent eux aussi à pratiquer la VHS peu chère. Les pratiques de l'éditeur vont accélérer sa fin : en 1995, Initial est condamné pour avoir détourné le logo "Manga Vidéo" de Pathé pour distribuer le film live "Tokyo the last Megalopolis" (le logo devenant "Manga Vidéo Live"). Les procès d'ayant-droits floués se multiplient. Initial tente de prendre en marche le train du DVD en lançant le label "Intégral Video" mais sa liquidation est finalement prononcée en octobre 1999.


Les objets du délit.



La reprise des pratiques d'Initial Vidéo par l'éditeur de DVD Prism Leisure/Prism Vision (dont le nom est le même que l'une des sous-marques d'Initial) alimente la rumeur selon laquelle cet éditeur ne serait que la résurrection de l'ancêtre des magouilles vidéo en France.

Source : devildead.com







Voir également : Colombus, Jaquette nanarde
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