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Cote de rareté



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Le principe de cette cote de rareté est de vous aiguiller plus facilement dans la recherche de ces films étranges que nous chroniquons ici. Nous nous sommes bien entendu contentés d’indiquer les moyens légaux de se procurer ces merveilles.

A tout seigneur tout honneur, nous avons mis en avant le support DVD qui permet ces derniers temps de voir ressortir des films qu’on croyait perdus. Mais il ne faut pas pour autant oublier la bonne vieille VHS qui reste encore le support magique indéfectiblement attaché au nanar et qui compte encore parmi nous ses inconditionnels.

Reste aussi de temps en temps des versions plus curieuses, trouvables en téléchargement légal sur Internet. Si nous le pouvons nous les signalerons.

Quand aux supports super huit, diapos, microfiches, macramés, tatouages animés et autres implants crâniens, ils feront l’objet d’additifs ultérieurs…

Un grand merci à feu le site VHS-Survivors, hélas maintenant disparu et ses passionnés de la cassette qui constituent une base de données sans égal, ainsi qu'à Rottentomatoes, site américain qui tente de recenser tout ce qui est sorti aux Etats-Unis, et à plein de sites d’éditeurs allemands ou américains que nous avons dû explorer avec patience pour retrouver des versions et des jaquettes souvent assez incroyables…



1/ Courant :

Existe en DVD voir en blu-ray en France. Il s'agit la plupart du temps des grosses productions ratées des grands studios et généralement vous n'aurez qu'à pousser la porte de votre grande surface culturelle préférée pour le dégoter dans les bacs



2/ Trouvable :

L’essor du DVD a vu la multiplication des ressorties de nanars dans des collections bas de gamme pour soldeurs ou accompagnant des magazines chez votre marchand de journaux. Il faudra parfois chercher un peu ou guetter la bonne occasion pour mettre la main dessus. Soyons honnête la vente en ligne est le plus sûr moyen de les trouver.




3/ Rare :

N’existe pas en DVD en France. Toutefois, il est possible de trouver des éditions étrangères sur de nombreux sites en ligne. Paradoxalement, si les Italiens ou les Philippins semblent s’être totalement désintéressés de leur patrimoine, des Américains passionnés ont réédité beaucoup de films européens ou asiatiques dans de fort belles copies. Les Allemands et les Japonais ont fait aussi beaucoup pour le genre. Hélas les doublages ou sous-titres français restent rares (quoique grâce aux Québécois, de nombreuses éditions zone 1 proposent des pistes en français.) Ce sont parfois des tirages amateurs en DVD-R, c'est-à-dire directement copiés à partir d'une VHS sur support numérique.

A défaut du DVD, le nanardeur aventureux qui veut retrouver la VF d'antan peut chercher dans les Cash Converters de vieilles cassettes aux boîtiers rigides et aux jaquettes colorées qui permettent de collectionner ces merveilles.




4/ Exotique :

Certains films ne sont jamais sortis en France, que ce soit en salle ou en vidéo : des séries B américaines des années cinquante aux films de catcheurs mexicains, des space opera turcs aux aventures kitsch des redresseurs de torts de Bollywood, c’est tout un pan méconnu du cinéma populaire mondial qui nous parvient ces jours-ci par le biais de rééditions DVD. L’Indiana Jones qui sommeille en chaque nanardeur ne peut que s’enthousiasmer à l’idée de découvrir des cinématographies oubliées.

Evidemment, ces pièces ne sont disponibles que difficilement, en import sur des sites aux alphabets mystérieux (essayez de commander quelque chose sur un site russe sans en maîtriser la langue, vous m’en direz des nouvelles) ou dans quelques boutiques de Barbes ou du XIIIème arrondissement parisien. Attendez-vous parfois à des formats curieux, notamment le VCD, DVD artisanal où l'on retrouve une version gravée à partir d'une diffusion télé ! Mais la joie de découvrir des ninjas algériens ou des kickboxers argentins le vaut largement…




5/ Pièce de Collection :

Cette fois-ci, finie la facilité du DVD, il va vous falloir explorer les Cash Converters et les trocantes pour mettre la main sur d’antiques cassettes couvertes de poussière renfermant les films tant convoités. En pénétrant dans ces rayonnages plongés dans la pénombre, vous connaîtrez l’excitation de l’égyptologue descellant l’entrée d’un tombeau royal. Et après bien des échecs et des déconvenues, après des jaquettes volantes odieusement frauduleuses et de déprimantes bandes vidéo vrillées par le temps sautant dans votre magnétoscope comme un pois sauteur mexicain, vous finirez par connaître le frisson délicieux de la trouvaille. Là, sous le regard incrédule du vendeur, vous serrerez sur votre cœur un Godfrey Ho ou un Joe D’Amato par peur qu’un autre initié ne surgisse de derrière le rayon 33 tours vinyles pour vous le souffler. Les gens vous prendront pour un fou, votre vie sociale sera réduite en cendres, les enfants vous jetteront des pierres mais vous ferez désormais partie de l’élite… Tu seras nanardeur, mon fils.





6/ Introuvable :

Malgré leur apparente rareté, beaucoup de vieux nanars ont été édités à plusieurs reprises dans différentes collections vidéo. On peut même s’amuser à collectionner les différentes versions d’un même film (« White Fire » modèle « Carrère » jaquette blanche ou noire, de chez « Casa » avec cassette bleue etc. Je connais même quelqu’un qui collectionne toutes les versions de la série « Class 84 » mais bon, il est suivi médicalement). Certains films sont aussi parfois sortis une seule fois de façon totalement confidentielle dans de minuscules collections chez de microscopiques éditeurs. De même, certains films vraiment rares ne sont sortis qu'en VHS dans des pays lointains et non francophones. Il s’agit donc ici de recenser les pièces vraiment rares qui feront de vous un nanardeur esthète, un collectionneur jalousé et un amant extraordinaire (si,si, c’est prouvé scientifiquement…).



7/ Jamais Sorti :

Bon là d’accord c’est du vice, mais il existe quelques films qui n’ont jamais eu droit à leur sortie vidéo. Soit de très vieux films oubliés, soit des trucs dont les producteurs ont eu tellement honte qu’ils se sont dépêchés d’envoyer au pilon toutes les copies et d’expédier des tueurs pour liquider le réalisateur, les acteurs et l’équipe technique (voire même les rares spectateurs qui auraient pu tomber dessus par inadvertance). Manque de bol, il traîne toujours quelque part des versions plus ou moins pirates (on dit aussi « bootlegs », ça fait plus chic) qui circulent sous le manteau ou refleurissent sur des sites web. Raté pour ceux qui voulaient cacher leurs vilains petits canards…